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Historique
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le vieil orme et son enfant
GUIGNEMICOURT Le vieil orme .....
.... et son enfant- mercredi 25 janvier 2006 : mise en place d'une nouvelle plantation - les enfants lisent des poèmes Il était une feuilleIl était une feuille avec ses lignes-ligne de vie Ligne de chance Ligne de cœur- Il était une branche au bout de la feuille- Ligne fourchue signe de vie Signe de chance Signe de cœur- Il était un arbre au bout de la branche- Un arbre digne de vie Digne de chance Digne de cœur- Cœur gravé, percé, transpercé, Un arbre que nul jamais ne vit. Il était des racines au bout de l’arbre- Racines dignes de vie Vignes de chance Vignes de cœur- Au bout des racines il était la terre- La terre tout court La terre toute ronde La terre toute seule au travers du ciel La terre. Robert Desnos, Fortunes, Gallimard. La belle lettre (O) La belle lettre (O) large comme le soleil qui luit, La belle lettre (O) comme l’orme de Guignemicourt Est morte il y a deux ans. Tout le monde m’admirait, me photographiait J’étais célébré pour mon exception dans le petit Livre des arbres remarquables du département J’étais un arbre de justice ; c’est me rendre Justice aujourd’hui de me faire renaître dans La rue qui porte mon nom. Je recommence ma vie avec la lettre (A) du Grand arbre que je suis. Je suis un grand arbre aux feuilles simples Et mon bois est très recherché. M.C. Zeisler / S Bicheux - les enfants souhaitent une bonne reprise à ce petit orme - une ronde vient conclure cette plantation - les enfants rassemblés - une collation pour conclure - en souvenir du vieil orme et de ce qu'il lui reste aujourd'hui Le vieil orme et l’hommeletOn compte par centaines les villages évoquant les ormes, aujourd’hui fragilisés par une maladie destructrice ; ce sont néanmoins des arbres robustes et qui poussent partout ; jadis on bordait volontiers d’ormes les avenues et les routes royales parce que les arbres poussaient vite et droit. L’orme, comme le chêne, était considéré comme noble : le roi pouvait rendre la justice sous son feuillage. Devant les manoirs seigneuriaux les ducs et les comtes paraissaient ainsi " sous l’orme " ou bien envoyaient leurs juges rendrent la justice. Henri IV et Sully, émerveillés par la robustesse et les qualités de cet arbre en avaient fait planter partout. Il était entré dans les coutumes villageoises et jouait son rôle dans la vie quotidienne. Par exemple, les paysans allaient " sous l’orme "payer la dîme, la dixième partie de leurs récoltes aux abbés, aux évêques et aux curés. Ils connaissaient heureusement des usages plus folâtres, pratiquaient les " jeux de l’ormel ", dansaient et chantaient sous l’orme toujours planté sur la place de l’église ou du marché. Les ormes étaient ainsi devenus des arbres de civilisation, intégrés aux coutumes et aux institutions plus encore que les chênes. L'orme champêtre de Guignemicourt fait exception dans la Somme non seulement parce qu'il entoure un calvaire, mais aussi en raison de la rareté de l'espèce dans la département depuis l'épidémie de graphiose qui a touché plus de 95% des ormes vivant dans le département et sur le territoire national. Si dans l'imagerie populaire, saint Louis rendait justice sous un chêne, l'orme était bien davantage l'arbre de justice, puisque les magistrats villageois qui arbitraient les litiges et condamnaient les brigands étaient appelés autrefois "juges de dessous de l'orme". L'orme de Guignemicourt a eu les honneurs du journal régional "le Courrier Picard" dans un article du 17 décembre 2000 et est répertorié dans la brochure "Les arbres remarquables du département de la Somme" (Ulmus minor, hauteur 25 m, circonférence 430cm). - le nouvel orme maintenant tranquille parmi les siens |
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